Georges Audigier, Les Rêveuses... 1882-1884 (1885)
“ « Le mal est dans le monde, effroyable mystère, » Philosophes, creusez, creusez votre douleur Moi je lève les yeux, je veux croire et j'espère Heureux je sens le ciel descendre dans mon coeur. Père de la nature, ô père du tombeau, J'admire ton grand oeuvre et ta puissance occulte, L'azur est trop profond et le monde est trop beau! Que m'importe ton nom, ton autel ou ton culte; Que m'importe, ô Dieu, toi, qui sais tout inventer, Que l'on mène à ta suite une foule d'apôtres, Qu'on puisse oser te vendre et te représenter, Mon coeur est ton autel, je n'en connais pas d'autres ! ”
