Georges Audigier

Élements biographiques

Georges Audigier Les Rêveuses... 1882-1884 (1885)

« Le mal est dans le monde, effroyable mystère, » Philosophes, creusez, creusez votre douleur Moi je lève les yeux, je veux croire et j'espère Heureux je sens le ciel descendre dans mon coeur.
Père de la nature, ô père du tombeau, J'admire ton grand oeuvre et ta puissance occulte, L'azur est trop profond et le monde est trop beau! Que m'importe ton nom, ton autel ou ton culte;
Que m'importe, ô Dieu, toi, qui sais tout inventer, Que l'on mène à ta suite une foule d'apôtres, Qu'on puisse oser te vendre et te représenter, Mon coeur est ton autel, je n'en connais pas d'autres !
Source : Gallica

Georges Audigier Les Rêveuses... 1882-1884 (1885)

A l'heure où le soleil se meurt sur la prairie Et colore les cieux des longs flots de son sans, L'amant ouvre son coeur et plein de rêverie D'un lent espoir d'amour sent tressaillir son flanc :
Les yeux noyés d'azur, reniant sa souffrance, Il contemple aux rayons le sourire des fleurs, Et laisse au doux soleil sa fragile espérance Sécher ses ailes d'or tout humides de pleurs :
Il marche à travers champs, il s'en va solitaire, Et regardant pâlir les derniers feux du jour Sous le baiser fécond du soleil à la terre, Il comprend qu'ici-bas tout doit vivre d'amour.
Source : Gallica

Georges Audigier Les Rêveuses... 1882-1884 (1885)

Cette voix qui murmure un doux nom plein de flamme, Qui porte dans son sein et le calme et le jour, La voix qui dit : « aimer! » cette voix c'est son âme Faisant des vers à Dieu, lui chantant son amour
Et le Dieu de bonté, père de toutes choses, A l'âme de l'amant d'un sourire répond : " O fille de l'amour, tendre fille des roses, Aime et tu sortiras de l'abîme profond.
» Les coeurs ne peuvent point chérir la solitude, Quand les astres brillants se cherchent dans le ciel, Quand les branches au fond du bois, sans lassitude, Font leur enlacement sous un vent éternel
Source : Gallica

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