Hercule de Roche,  Le Peuple, les gouvernements et les rois depuis 1789… (1830)

“ Quelques mots heureux qu'il prononça à son avènement au trône firent naître l'espérance ; mais les hommes qui réfléchissent sur le passé, ceux que de vaines paroles n'abusent point, ne se trompèrent pas. Le sacre de Charles X dévoila l'homme ; le peuple fut désabusé. On vit dès lors qu'on voulait gouverner avec le clergé, dont l'administration est la pire de toutes les servitudes, Le despotisme du sabre vous dit : Paie, obéis, taistoi, c'est tout ce que je te demande. Avec cela, vous végétez tranquillement. Le despotisme de la calotte est insatiable de pouvoir ; rien ne lui suffit ”
Source : Gallica

Hercule de Roche,  Le Peuple, les gouvernements et les rois depuis 1789… (1830)

“ En France, il n'y a que des citoyens soumis aux lois, et point de sujets.-—Il n'y a de vrai, en politique, que ce que le peuple comprend ; il n'y a de juste que ce qu'il veut ; et il n'y a de pouvoir légitime que celui qu'il délègue.
Dès qu'on s'écarte de ces principes, on tombe dans l'anarchie ou dans le despotisme : l'un vaut l'autre.
Après là révolution du 27 juillet, la nation pouvait se passer d'un roi. Un gouvernement républicain, avec un président amovible, eût pu rendre la France heureuse. L'agriculture et le commerce eussent prospéré, surtout en renonçant à toute idée de conquêtes.
”
Source : Gallica

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