Jean-Baptiste-Émile Ginot

Élements biographiques

Jean-Baptiste-Émile Ginot Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

En fait de meubles, la seule possession, indépendamment du transport de la propriété, rend votre titre invincible : aucune preuve ne saurait être admise contre vous; et dès l'instant où vous avez possédé, quelque courte que soit cette possession, elle vous tient lieu d'une juste cause d'acquisition. La tradition, sans être plus nécessaire pour le transport de la propriété des meubles que des immeubles, est donc en ce premier cas d'une importance plus grande : car ce
n'est plus seulement une possession utile qu'elle donne à l'acheteur, mais un droit qu'elle rend inattaquable.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Émile Ginot Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

Pour les immeubles comme pour les meubles, il existe une manière d'acquérir, qui a été reconnue de tout temps, la prescription, dont la durée varie selon la nature du droit, selon que le possesseur réunit ou non certaines conditions. Elle est souvent critiquée, parce qu'elle peut consacrer comme justes des acquisitions qui ne reposent sur aucun fondement légal, et que blâme la conscience ; mais elle est si nécessaire pour l'ordre public, pour la sécurité de la propriété, que tout en s'abandonnant à quelques récriminations théoriques, on est obligé de s'incliner devant son utilité pratique.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Émile Ginot Thèse pour la licence : l'acte public… (1855)

Dans notre droit, au contraire, c'est bien véritablement la propriété de la chose qu'on a en vue d'obtenir, et que l'on doit obtenir du vendeur. La vente de la chose d'autrui est nulle; et lors même que la possession ne vous serait disputée par personne, vous avez le droit, du moment où la propriété ne vous a point été transférée, d'attaquer le vendeur en nullité de la vente.
Source : Gallica

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