Jean Boneill

Jean Boneill Responsabilité de droit commun et accident du travail… (1935)

Sans doute, l'assureur peut-il agir et agira-t-il plus souvent soit en qualité de mandataire, soit en qualité de subrogé de chef d'entreprise, mais il est des cas où ses intérêts seront compromis s'il ne peut agir de son propre chef. Or, ne l'oublions pas, l'assureur qui nous occupe est celui qui assure ce que l'on appelle en termes de métier le « sinistre loi », et, la police, et c'est une lacune à signaler, ne prévoit pas toujours la cession du droit du chef d'entreprise ou un mandat de défendre à ses lieu et place au cas de sinistre causé par un tiers.
Source : Gallica

Jean Boneill Responsabilité de droit commun et accident du travail… (1935)

De deux chose l'une : ou il y a accident du travail et la victime est indemnisée dans les limites prévues par l'art. 3 ; ou il n'y a pas accident du travail et la victime doit, à ses risques et périls, chercher à se faire indemniser pour le tout, du préjudice subi, par l'auteur du délit. Y parviendra-t-elle ? Et, la plupart du temps, ne se heurtera-t-elle pas à une impossibilité matérielle de se faire indemniser. A quoi sert-il de lui donner un recours qui n'aboutira à rien ? C'est pourtant à cela que conduit l'opinion des Cours d'appel.
Source : Gallica

Jean Boneill Responsabilité de droit commun et accident du travail… (1935)

Mais il va de soi qu'un ouvrier ne peut donner son assentiment qu'à une convention dont les effets se manifestent à lui par son exécution même. Par exemple, l'ouvrier est envoyé travailler avec ceux d'un entrepreneur sous la direction du contremaître de ce dernier. Ce travail en compagnie d'ouvriers d'une autre entreprise que celle à laquelle il appartient, sous la direction de l'entrepreneur de cette première entreprise, établit manifestement à l'égard de cet ouvrier qu'une convention est intervenue entre son patron et celui de ses compagnons de travail.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature