Léon Mandereau De la tuberculisation de l'homme par l'ingestion des viandes phtisiques… (1886)

Cette division qui n'a pas de raison d'être dans l'espèce, ne sert qu'à masquer l'impuissance dans laquelle on se trouve d'éliminer de l'alimentation humaine toutes les viandes malsaines. Dans telle ville, il est d'usage de saisir, par exemple, les tuberculeux au troisième degré. Pour les animaux des deux autres catégories, on se borne, afin de laisser passer la viande, à en faire la toilette, c'est-à-dire à la débarrasser des grappes tuberculiformes qui lui sont adhérentes : c'est donner une apparence d'innocuité à un produit empoisonné.
Source : Gallica

Léon Mandereau De la tuberculisation de l'homme par l'ingestion des viandes phtisiques… (1886)

L'idéal serait de faire bouillir exclusivement les viandes tuberculeuses. Mais comment savoir qu'un morceau de bœuf appétissant, coté par le boucher de première qualité et payé le maximum du prix, provient d'un animal phtisique? Au surplus, il est certain que si le consommateur avait le moindre soupçon sur la provenance de la viande qu'il se propose d'acquérir, il se garderait bien d'en faire l'achat, et la laisserait pour compte au boucher.
Source : Gallica

Léon Mandereau De la tuberculisation de l'homme par l'ingestion des viandes phtisiques… (1886)

Il est donc, dans l'état actuel des choses, absolument impossible d'écarter de la consommation toutes les viandes tuberculeuses. Cela ne veut pas dire que les services d'inspection restent inactifs, puisque mensuellement la publication de leurs opérations accuse des saisies relativement considérables.
Lorsque la maladie est à son début, la saisie des viandes n'est presque jamais prononcée. On a établi, en effet une classification pour désigner l'état de gravité de la tuberculose : une vache, un bœuf sont phtisiques au premier degré, au deuxième degré, au troisième degré.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature