M. de L***

Élements biographiques

M. de L***,  Le tocsin électoral, ou De l'intérêt… (1830)

“ Sans la vertu un Gouvernement n'est qu'une ligue, une association des grands pour voler au moyen des lois ; la religion, un joug pour courber les âmes, une fourberie politique pour masquer leurs rapines et partager leur proie; sans la vertu, qu'est ce qu'un sénat? Une vaine grimace de délibération et d'indépendance, tandis que les âmes sont vendues et les voix achetées à deniers comptans : et cette liberté tant vantée, qu'est-ce autre chose qu'un mot retentissant? les élections qu'un vil marché où des esclaves vont trafiquer d'eux mêmes ? ”
Source : Gallica

M. de L***,  Revue des Deux Mondes

“ Quand on supposera, ce qui n’est pas, qu’un planteur est inaccessible à tout sentiment de générosité et de pitié, on ne peut pas supposer qu’il soit inaccessible à la voix de son intérêt privé. Or, cet intérêt privé lui dit que sa fortune est attachée à la santé de ses esclaves ; que, s’il les blesse, ils ne travailleront pas, et que, de plus, il sera forcé de les nourrir comme à l’ordinaire, puis de payer les soins du médecin et la dépense des remèdes. ”
Source : Wikisource

M. de L***,  Revue des Deux Mondes

“ Il y a même, en cela, un point que nous ne remarquons pas assez ; il y a une manière malheureusement différente pour le gouvernement de la métropole et pour les habitans des colonies, d’envisager cette même question de l’émancipation. Le gouvernement n’a pas précisément tort de s’occuper surtout, dans les grandes mesures qu’il prend, des résultats à venir qui pourront en dépendre ; il regarde toujours à un demi-siècle ou à un siècle devant lui ; les particuliers, eux, ne peuvent et ne doivent pas avoir cette prévoyance ; ce qui leur appartient, c’est le temps présent, et non le temps à venir. ”
Source : Wikisource

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