Résumé

M. de L*** Le tocsin électoral, ou De l'intérêt… (1830)

Sans la vertu un Gouvernement n'est qu'une ligue, une association des grands pour voler au moyen des lois ; la religion, un joug pour courber les âmes, une fourberie politique pour masquer leurs rapines et partager leur proie; sans la vertu, qu'est ce qu'un sénat? Une vaine grimace de délibération et d'indépendance, tandis que les âmes sont vendues et les voix achetées à deniers comptans : et cette liberté tant vantée, qu'est-ce autre chose qu'un mot retentissant? les élections qu'un vil marché où des esclaves vont trafiquer d'eux mêmes ?
Source : Gallica

M. de L*** Le tocsin électoral, ou De l'intérêt… (1830)

Quel plus dangereux système que de prétendre que la couronne est en péril dès le moment où le peuple connaît ses droits, et qu'assembler la nation pour les examiner est conduire à la perte du monarque ; le roi serait-il donc assis sur son trône sans le consentement et contre le gré de la majorité du peuple ? N'est il soutenu que par un petit nombre d'individus qui s'appelent ses amis à l'exclusion du reste de ses sujets? L'héritage du roi n'a-t-il de plus fortes racines?
Source : Gallica

M. de L*** Le tocsin électoral, ou De l'intérêt… (1830)

Lorsqu'une Chambre des députés aura été le résultat des votes libres de la nation, que nulles violences ou morales ou physiques, nulle excitation des passions, n'auront influé en un sens quelconque sur son élection, elle sera infailliblement composée d'hommes sages, désintéressés et dévoués aux intérêts publics, ou plutôt les intérêts de ces hommes de bien ne seront pas différens des intérêts généraux, et il leur sera honorable de s'occuper en ce sens de leurs intérêts privés, puisque ce qu'ils feront pour eux ne sera que ce qu'ils devront faire pour la société.
Source : Gallica

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