Pierre Marc Isaac Bourrit Fragmens du discours prononcé le 22 mai 1814… (1814)

Qu'il est doux de ne plus trouver de Français armés contre des Français, et de ne voir dans le Prince qui les réconcilie, qu'un Père d'autant plus cher à ses enfans, qu'il aura oublié plus d'égaremens, plus d'erreurs, dissipé plus de préventions, calmé plus de ressentimens, concilié plus d'intérêts et confondu dans un même amour tous les sujets de son empire ! Quel spectacle plus intéressant et plus doux que de voir tous les Français réconciliés entr'eux, hénir leur Monarque, se presser autour de lui, et ne rivaliser plus que de respect et d'amour !
Source : Gallica

Pierre Marc Isaac Bourrit Itinéraire de Lyon à la Balme… (1807)

Comme le Rhône était fort bas, et qu'il était presque nuit, lorsque nous approchâmes de Thil, nos mariniers ne voulurent pas aller plus loin et nous forcèrent d'y coucher dans une auberge solitaire, à cent pas du rivage, et où les voyageurs, hommes et femmes, sont obliges de coucher pèle-mèle dans une vaste chambre, sans porte, meublée de mauvais lits, qui se touchent presque tous; où l'on arrive à toutes les heures de la nuit, et si triste qu'on serait tenté de prendre pour un bonheur de n'y pouvoir sommeiller un instant.
Source : Gallica

Pierre Marc Isaac Bourrit Fragmens du discours prononcé le 22 mai 1814… (1814)

Cette paix, je le sais, exige de bien grands sacrifices ; il en coûte à une nation fameuse par la valeur de ses guerriers, de renoncer à des conquêtes faites au prix du sang de ses braves ; mais ne nous abusons plus nous-mêmes et n'attachons pas trop de prix à l'immensité d'un empire ; l'agrandissement de notre territoire avait pour nous plus d'inconvéniens que d'avantages; il excitait la jalousie la défiance et la crainte des nations étrangères; il nous adjoignait des peuples qui n'étaient Français ni par le langage , ni par les intérêts, ni par les moeurs
Source : Gallica

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