Résumé

A. Poncet Vie de l'abbé de Margon, prêtre du diocèse de Montpellier (1882)

Quoi qu'il en soit, le jeune Jules était parti pour le collége de Clermont-l'Hérault, à quelques lieues seulement du village de Margon, et c'est là que nous allons le voir à l'œuvre de son perfectionnement intellectuel et moral, si bien commencée sous les auspices maternels.
Sans doute, nous le trouvons tout déjà au milieu d'une foule d'enfants et de jeunes gens, bien éloignés, la plupart, de partager ses inclinations et ses goûts pour la piété chrétienne, tandis que nous ne voyons plus autour de lui son ange protecteur, la sainte
et digne mère qui veillait sur lui jusqu'alors.
Source : Gallica

A. Poncet Vie de l'abbé de Margon, prêtre du diocèse de Montpellier (1882)

Malheur ! cent fois malheur au prêtre infidèle à son divin mandat ! malheur à celui qui perd au lieu de sauver! malheur à celui qui fait l'œuvre de Satan, et non pas l'œuvre de Dieu et de son Christ !
Mais que craignez-vous, noble Seigneur de Margon, pour celui que le ciel appelle si visiblement à l'autel saint, pour celui qui déjà, dès le sein de sa mère, n'a pas cessé de se sanctifier de plus en plus, chaque jour, dans la secrète perspective de ses destinées sacerdotales ?
Source : Gallica

A. Poncet Vie de l'abbé de Margon, prêtre du diocèse de Montpellier (1882)

Du reste, l'abbé de Margon avait tant de vive et pure sympathie pour l'enfance, que lorsqu'il visitait l'école du village, il fallait que l'instituteur lui permît de faire la pénitence des jeunes élèves qui avaient manqué à leurs devoirs. Quelque étrange que puisse paraître cette charité de sa part, elle ne manqua jamais de produire le meilleur effet sur l'esprit des jeunes élèves qui en étaient l'objet, non moins que sur l'esprit des autres.
Le maître lui-même ne vit jamais sans
une vive et salutaire émotion le saint Abbé se mettre à genoux, à la place de ceux qu'il avait dû punir.
Source : Gallica

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