Résumé

Vie de M. l'abbé de Margon, ancien professeur de philosophie au grand séminaire de Montpellier… (1868)

Oui, il est là maintenant pour l'immolation complète de tout ce qu'il y a en nous de la nature d'Adam, afin de pouvoir dire avec l'Apôtre : Vivo, jam non ego, vivit vero in me Christus! Je vis, mais ce n'est plus moi qui vit, c'est Jésus-Christ qui vit en moi !
Il est là, en un mot, pour être prêtre par les vertus inhérentes à ce caractère divin, avant d'être prêtre par le fait d'une ordination qui le fait trembler de loin, à cause des imperfections qu'il trouve encore en lui-même.
Source : Gallica

Vie de M. l'abbé de Margon, ancien professeur de philosophie au grand séminaire de Montpellier… (1868)

Quoi qu'il en soit, le jeune de Margon venait de partir pour le collège de Lodéve, où il serait
livré à tous les risques et périls que peut courir une âme, la plus pure et la plus naïve, au milieu d'une foule d'enfants et de jeunes gens plus ou moins volages.
Mais, courage ! une mère prie et la Providence Teille, et l'enfant d'ailleurs est déjà trempé dans les sentiments de la piété chrétienne plus fortement qu'on ne l'est d'ordinaire à son âge.
Source : Gallica

Vie de M. l'abbé de Margon, ancien professeur de philosophie au grand séminaire de Montpellier… (1868)

Sans doute, dirons-nous, il faut à l'autel la décence extérieure, il n'y a même que celle-là qui soit absolument nécessaire devant les hommes; mais pour celui qui embrasse la sainte folie de la Croix que lui importent les hommes? Sait-il seulement qu'il y a des hommes là où il ne voit que Dieu, et s'inquiète-t-il bien de ce qu'on pourra dire ou penser de son extérieur, lorsqu'il sait bien que Dieu ne s'occupe que de l'intérieur?
Source : Gallica

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