Abd-el-Kader au général Daumas

Résumé

Abd-el-Kader au général Daumas Revue des Deux Mondes

D’un autre côté, tout en obtenant ces importantes améliorations, nous avons l’espoir de maintenir chez le cheval barbe les éminentes qualités qui de tout temps l’ont distingué : la souplesse, la force et l’énergie, sa ligne admirable du dos et du rein, l’obliquité de son épaule et la puissance de ses hanches, la résistance aux fatigues, aux privations, aux intempéries des saisons, toutes qualités qui font le véritable cheval de guerre. En un mot, nous voulons que l’on puisse toujours dire de lui : Il peut la faim, il peut la suif, et il peut la fatigue.
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Abd-el-Kader au général Daumas Revue des Deux Mondes

Vous ne proclamez pas des utopies, vous marchez avec des faits, et vous avez su donner l’attrait du roman à la réalité. Vous n’avez pas voulu passer de longues années en Afrique pour n’y rien voir : vous avez vécu avec les Arabes, appris leur langue, et, en observant leurs mœurs, vous avez surtout étudié la manière dont ils comprennent le noble animal qui chez eux fait partie de la famille. C’est là une bonne idée que vous avez eue, car nulle part on ne peut mieux apprendre le cheval que chez ce peuple, aussi vieux que le monde.
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Oui, vous avez cent fois raison, le cheval arabe est le premier cheval de guerre du monde. Il est familiarisé avec l’homme depuis sa naissance, il n’a peur de rien parce qu’il vit constamment au milieu de tout ce qu’il doit rencontrer tous les jours, il est habitué à l’intempérie des saisons parce qu’il couche toujours en plein air, et enfin, condition capitale, il sait supporter la soif et la faim.
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