G. Botreau-Roussel-Bonneterre

Résumé

G. Botreau-Roussel-Bonneterre Étude sur les races chevalines du Soudan français (1904)

Au Soudan, si on en excepte les chevaux des Maures et des Touaregs, l'élevage est tout entier entre les mains des Peuhls (appelés aussi Poulots et Foulbés) et des Toucouleurs. Ce sont ces noirs qui possèdent la race que j'ai appelée soudanaise. Dans ces pays, où les diverses races humaines se confinent dans des occupations spéciales et ne veulent faire que ce qu'ont fait leurs ancêtres, les Bambaras et les autres noirs, Maliukés, Sérakolets, etc., etc., sont agriculteurs, pêcheurs, etc., etc., mais ne s'occupent que rarement d'élevage.
Source : Gallica

G. Botreau-Roussel-Bonneterre Étude sur les races chevalines du Soudan français (1904)

Et puis, la vitesse nécessaire à un cheval de cavalerie dans les guerres européennes, vitesse qui doit s'allier à l'endurance, pour traverser rapidement les larges espaces battus par les projectiles, pour charger souvent, est une qualité moins importante dans l'Afrique occidentale. Dans ces pays, il faut un cheval rustique et endurant pendant les marches, et capable au moment du combat de galoper d'une manière soutenue plutôt que très rapide, soit au cours de changements de position, soit dans la poursuite de l'ennemi.
Source : Gallica

G. Botreau-Roussel-Bonneterre Étude sur les races chevalines du Soudan français (1904)

Nos escadrons devant être aptes à marcher soit dans le Soudan, soit en Mauritanie, je crois qu'il y a intérêt à les remonter de préférence avec des chevaux soudanais. Cependant, il est utile de posséder quelques chevaux mauritaniens-soudanais appartenant à l'un ou à l'autre des groupes dont j'ai parlé. Ces chevaux conviennent à des officiers, à des gradés européens. Leur plus grande taille donne du relief devant la troupe à leur cavalier. Ils ont des allures plus belles, plus étendues et sont capables d'un plus grand effort de vitesse.
Source : Gallica

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