Eugène Daumas

Eugène Daumas

Résumé

Portrait de Eugène Daumas Eugène Daumas Le cheval de guerre (1855)

Vous ne proclamez pas des utopies, vous marchez avec des faits, et vous avez su donner l'attrait du roman à la réalité. Vous n'avez pas voulu passer de longues années en Afrique pour n'y rien voir : vous avez vécu avec les Arabes, appris leur langue, et, en observant leurs mœurs, vous avez surtout étudié la manière dont ils comprennent le noble animal qui chez eux fait partie de la famille. C'est là une bonne idée que vous avez eue, car nulle part on ne peut mieux apprendre le cheval que chez ce peuple, aussi vieux que le monde.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Daumas Eugène Daumas Le cheval de guerre (1855)

Il est dans les mœurs et dans la nature des Arabes, depuis les temps les plus reculés, de se faire la guerre les uns aux autres, ainsi qu'aux nations voisines. L'Arabe pauvre a donc besoin du cheval pour tomber sur les biens de son ennemi, s'en emparer et s'enrichir, comme l'Arabe riche a également besoin du cheval pour protéger sa fortune et sa tête.
« Les Arabes disent : « Le cheval est le milan, et le chameau la proie. La proie qui est dans les serres du milan ne peut être sauvée que par d'autres milans. »
Source : Gallica

Portrait de Eugène Daumas Eugène Daumas Le cheval de guerre (1855)

D'un autre côté, tout en obtenant ces importantes améliorations, nous avons l'espoir de maintenir chez le cheval barbe les éminentes qualités qui de tout temps l'ont distingué : la souplesse, la force et l'énergie, sa ligne admirable du dos et du rein, l'obliquité de son épaule et la puissance de ses hanches, la résistance aux fatigues, aux privations , aux intempéries des saisons, toutes qualités qui font le véritable cheval de guerre. En un mot, nous voulons que l'on
puisse toujours dire de lui : Il peut la faim, il peut la soif, et il peut la fatigue.
Source : Gallica

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