Adolphe Aimé Lecadre

Résumé

Adolphe Aimé Lecadre Broussais et Laennec : étude comparative (1868)

Broussais était peut-être un plus vigoureux - penseur, Laënnec un plus puissant observateur.
Si les hommes qui meurent jeunes sont les bien aimés des dieux, comme le voulaient les anciens; c'est surtout quand ils quittent ce monde dans tout leur éclat et dans toute la splendeur de leurs talents. A cet égard, Laënnec n'eut rien à désirer. Il mourut en 1826, âgé de 45 ans, dans toute sa gloire, et cette gloire s'est perpétuée, sans le moindre nuage, sans la moindre altération jusqu'à nos jours. Broussais fut moins heureux.
Source : Gallica

Adolphe Aimé Lecadre Broussais et Laennec : étude comparative (1868)

Le nouveau professeur au Val-de-Grâce, dans toute la force de l'âge, à une stature élevée et à une physionomie heureuse, a le privilège de joindre une constitution presque athlétique.
Doué d'unesprit éminemment ardent, d'une vivacité extrême, sans la moindre méchanceté : « Je ne suis point haineux, » disait-il, quoique par instant vif et même un peu colère, » il sent bientôt bouillonner en lui le feu du génie; il ne tend à rien moins qu'à se faire chef de parti, qu'à opérer une révolution médicale.
Source : Gallica

Adolphe Aimé Lecadre Broussais et Laennec : étude comparative (1868)

Son émule de travail, qui vient d'être nommé médecin de l'hôpital Necker, est un homme maladif, de trèspetite taille, d'une grande intelligence, d'un esprit froid et positif, grand partisan de faits bien observés, ennemi surtout de toute théorie générale. Il ne prend des contentions de l'esprit que juste ce qu'il faut pour rester sur le pavois et se tenir à la hauteur de la position et du savoir qu'il a su conquérir.
Source : Gallica

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