Résumé

Antoine Miquel Nouvelle lettre à un médecin de province… (1828)

M. Roche démontre gravement que les organes enflammés sont pénétrés par le même sang, les mêmes fluides blancs, le même fluide nerveux que dans l'état de santé. Cela est vrai au début de l'inflammation , et personne n'a jamais songé à le contester. Mais M. Roche s'abuse étrangement s'il croit qu'il suffit de l'afflux du sang dans une partie pour constituer l'inflammation. A chaque instant nous voyons les joues, les lèvres, les glandes et tous les tissus érectiles se colorer par un afflux extraordinaire, et n'être pas pour cela le siège d'une inflammation.
Source : Gallica

Antoine Miquel Nouvelle lettre à un médecin de province… (1828)

Pour faire mieux comprendre mon idée, j'ai dit : la physiologie est à la pathologie ce que la physique est à la chimie. Le chimiste ne peut étudier un corps quelconque s'il ne le connaît physiquement ; mais la notion chimique qu'il acquiert ensuite sur ce corps n'est nullement le résultat de la notion physique qu'il en avait auparavant; et, dès-lors, les phénomènes chimiques sont regardés par lui comme tout-à-fait distincts des phénomènes physiques. De même en médecine, on ne peut pas connaître la maladie d'un organe, sans connaître physiologiquement ce même organe
Source : Gallica

Antoine Miquel Nouvelle lettre à un médecin de province… (1828)

Je pense qu'ils irritent dans le cas où je puis apprécier la douleur et l'appel des fluides qu'ils déterminent ; mais dans le cas où je ne puis apprécier ni l'un, ni l'autre de ces phénomènes, je pense qu'ils n'irritent pas : voilà tout. Ce qui n'est pas appréciable pour moi est pour moi comme non-existant, et je crois que cela doit être ainsi pour tout le monde.
Au reste, M. Roche veut bien me donner l'avantage sur ses collégues physiologistes, lorsque je réfute l'application du principe révulsif, à l'action du quinquina dans les fièvres intermittentes, à l'action du mercure dans la syphilis
Source : Gallica

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