Résumé

Portrait de Albert Réville Albert Réville Saint Hippolyte et la Société chrétienne de Rome au commencement du IIIe siècle

Tout ce qui est n’avait, selon lui, d’existence que dans la triade, qui, du sein obscur de la monade, se déploie en Père, en Fils, en Saint-Esprit, selon le moment de l’histoire que l’on considère. La monade, c’est donc Dieu muet, inintelligible, inactif, purement abstrait. Le Verbe n’est autre chose que le principe de mouvement immanent à la Divinité et la faisant sortir du silence éternel. Par conséquent, l’existence réelle de Dieu se confond avec celle du monde, et l’histoire du monde se confond avec l’histoire de Dieu.
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Portrait de Albert Réville Albert Réville Saint Hippolyte et la Société chrétienne de Rome au commencement du IIIe siècle

La bonne gravure que M. de Bunsen a mise en tête de son ouvrage, Hippolyte et son temps, permet de s’en faire une idée exacte. C’est la représentation d’un rhéteur, ou d’un philosophe, ou d’un poète ; ce n’est ni celle d’un presbytre, ni celle d’un évêque. On sait que l’art chrétien, très simple à son origine, consista surtout en emblèmes, en symboles mystérieux, en hiéroglyphes qui n’étaient pas compris de la masse païenne. Pas un seul signe de ce genre ne se trouve sur la statue. Elle est d’un dessin pur et correct, la tête est belle et grave, la pose noble.
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Que reste-t-il à promettre à l’homme devenu dieu ? On a pu remarquer, en parcourant cette profession de foi, qu’Hippolyte partage pleinement le point de vue orthodoxe pur d’après lequel il ne suffit pas pour le salut de réunir les dispositions du cœur auxquelles l’Évangile le promet, qu’il faut avant tout connaître la vérité dogmatique. Malheur à vous, si vous comprenez autrement qu’Hippolyte la vérité religieuse !
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