Résumé

Alcide d' Orbigny Histoire naturelle générale et particulière des céphalopodes acétabulifères vivants et fossiles… (1835-1848)

Le Poulpe n'ayant point de coquille, n'ayant pas une position habituelle commandée, comme chez l'Argonaute, par son habitation dans un test, vit en liberté dans les eaux, où il prend toutes les positions ; rien ne gêne l'extension et le développement de sa tête, qui est bien distincte. Il est dès lors tout simple qu'on le place dans la position que nous venons d'indiquer, parce qu'elle lui est naturelle, et qu'elle est la plus propre à donner une idée juste de l'ensemble de cet animal et des rapports de ses parties extérieures.
Source : Gallica

Alcide d' Orbigny Histoire naturelle générale et particulière des céphalopodes acétabulifères vivants et fossiles… (1835-1848)

Couleurs sur le vivant. Nous avons souvent observé l'Octopus vulgaire sur nos côtes; et, en partant pour l'Amérique, nous en avons vu un grand nombre à Ténériffe. Ils étaient blancs, bleuâtres, couleur d'eau, le dessus du corps et des bras seul était rougeâtre, et l'intervalle compris entre les cupules rosé. M. Delle-Chiaje (1) dit ce Poulpe blanchâtre dans tout l'intérieur de l'ombrelle, et tout le reste jaune, parsemé de taches vert-de-gris. M. Risso (2) lui donne une nuance fauve obscur et grisâtre, extrêmement changeante, qui forme le fond des teintes, l'œil argenté.
Source : Gallica

Alcide d' Orbigny Histoire naturelle générale et particulière des céphalopodes acétabulifères vivants et fossiles… (1835-1848)

L'aspiration, chez les Céphalopodes, se fait par les ouvertures du corps. La nature, toujours admirable dans sa perfection, a donné une grande force musculaire au corps, en plaçant en avant un tube plus ou moins long, qui sert, à la volonté de l'animal, à renvoyer l'eau respirée, ou lorsqu'elle est lancée avec force par la contraction subite du corps, à exercer au dehors un refoulement puissant qui le fait se mouvoir à reculons avec tant de violence pour certaines espèces, qu'elles fendent l'onde comme une flèche, ce qui a fait dire aux anciens qu'elles volaient (1) .
Source : Gallica

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