Résumé

Alphonse Dechamps Jules César, l'empire jugé par l'empereur… (1865)

Oui, je le reconnais, le problème politique se pose aujourd'hui à peu près pour la France, comme il s'est posé à Rome du temps de César. La lutte s'établit entre ce que j'appellerai à mon tour la marche régulière de la civilisation, c'est-à-dire le progrès de la liberté, et le pouvoir absolu qui veut ressaisir la France sous la forme nouvelle et plus savante d'une démocratie égalisée.
Je sais tous les sophismes au service des paradoxes officiels, et comment on oppose perfidement la démocratie au libéralisme. La démocratie c'est l'égalité de droits et le suffrage universel
Source : Gallica

Alphonse Dechamps Jules César, l'empire jugé par l'empereur… (1865)

La réforme, c'est-à-dire la conciliation des intérêts, la liberté et l'égalité de droits, était-elle possible encore au temps de Marius et de Sylla ? Je ne le crois pas, le mal était trop profond. Il eût fallu pouvoir changer les conditions économiques et morales de la civilisation païenne; il eût fallu transformer toutes les bases d'une société fondée sur la conquête et le pillage, sur l'esclavage, l'inégalité, le mépris du travail, l'exploitation humaine, et le devoir pour tout citoyen d'une oisiveté corruptrice. La réforme morale devait précéder la réforme sociale.
Source : Gallica

Alphonse Dechamps Jules César, l'empire jugé par l'empereur… (1865)

Dire que la France n'est pas capable de l'ordre sous la liberté, et qu'il n'y a de possible chez elle que l'ordre sous la dictature, c'est mal faire son éloge.
Sans doute la société a deux bases aussi essentielles l'une que l'autre, Autorité, Liberté; il ne s'agit pas de les détruire, mais de concilier leurs droits. Il ne faut pas plus absorber la société dans le pouvoir tout-puissant, ce qui est le thème païen du dieu-État, qu'effacer tout principe d'autorité sociale, pour plonger les sociétés dans l'anarchie.
Source : Gallica

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