Arthur Buies,
Question franco-canadienne
“ Ils n’ont pas compris qu’en voulant décréter l’abstinence absolue, ils donnaient à l’intempérance une impulsion plus grande et lui fournissaient des excuses, car le bien même, dès lors qu’il est imposé, devient odieux. On ne peut pas condamner à la sobriété, parce que c’est faire de la sobriété un châtiment, c’est la dépouiller de toute vertu, c’est la rendre indigne d’être recherchée pour elle-même, et par conséquent enlever tout mérite à ceux qui la pratiquent. Dès lors que l’abstinence devient la loi, l’intempérance n’est plus qu’une contravention ”
