Résumé

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies Question franco-canadienne

Ils n’ont pas compris qu’en voulant décréter l’abstinence absolue, ils donnaient à l’intempérance une impulsion plus grande et lui fournissaient des excuses, car le bien même, dès lors qu’il est imposé, devient odieux. On ne peut pas condamner à la sobriété, parce que c’est faire de la sobriété un châtiment, c’est la dépouiller de toute vertu, c’est la rendre indigne d’être recherchée pour elle-même, et par conséquent enlever tout mérite à ceux qui la pratiquent. Dès lors que l’abstinence devient la loi, l’intempérance n’est plus qu’une contravention
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Une dépendance coloniale qui embrasse la moitié d’un continent, qui compte sept provinces, qui renferme quatre millions d’âmes formées à la vie parlementaire, trop grande pour n’être qu’un appendice, et qui, d’autre part, n’a même pas d’existence reconnue auprès des autres nations, voilà ce qui constitue une situation incroyablement étrange, situation qui, tous les jours, expose à des anomalies et fait naître des problèmes presque impossibles à résoudre.
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La conquête du Canada par l’Angleterre fut le signal, non seulement d’un changement radical de régime, d’institutions et de politique, mais encore de la cessation complète de toute relation commerciale entre la colonie et son ancienne mère-patrie. La France ne fut plus pour nous qu’un souvenir. Les navires marchands qui, une fois par année, nous mettaient en communication régulière avec elle, ne reparurent plus ; aucun émigrant ne nous arriva de ses ports, pas plus qu’aucun de ses produits
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