Résumé

Auguste Mortier Le tricot et l'industrie de la bonneterie (1891)

Désignait-on par estame le fil de laine spécialement employé au tricotage? Désignait-on, au contraire, le tissu tricoté lui-même ? Littré ne l'indique pas et les qualificatifs de bas, de camisoles d'estame, employés plus tard, ne nous fixent pas davantage ; mais dans les deux hypothèses, — qu'il s'agisse du produit manufacturé ou de la matière première, — il n'y en avait pas moins au XIIIe siècle un terme spécial, l'estame, pour désigner soit l'un, soit l'autre, et nous avons ainsi une constatation authentique de l'existence du tricot à cette époque 2.
Source : Gallica

Auguste Mortier Le tricot et l'industrie de la bonneterie (1891)

Il y a donc quelque chose de mieux que la société en nom collectif à durée limitée, il y a la société anonyme. C'est à notre avis le grand changement que nous réserve l'avenir, celui que nous appelons de tous nos voeux, parce qu'il sera la preuve indéniable de la prospérité de notre industrie et le gage de sa continuité. En effet, la société anonyme supprime tous les inconvénients du patronat individuel ou de la société collective en même temps qu'elle en garde les avantages : l'union des capitaux, des intelligences, est acquise
Source : Gallica

Auguste Mortier Le tricot et l'industrie de la bonneterie (1891)

Quoi qu'il en soit, le nouveau métier avait la bonne fortune de se produire en France à une époque où tout ce qui touchait au commerce et à l'industrie était en grand honneur auprès du pouvoir royal et était l'objet de ses préoccupations. Il arrivait en plein siècle de Louis XIV, alors que Colbert, ministre tout puissant, s'était donné à tâche d'affranchir le pays de toute servitude commerciale et de l'élever, par le développement des moyens de production, au niveau des nations les plus prospères.
Source : Gallica

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