Berthollet de Frarière, Cléricaux et libres penseurs considérés au point de vue gouvernemental (1873)
“ L'esclave des temps antiques, quelque dure que fut sa position, pouvait conserver néanmoins toute la dignité de son caractère, car il n'avait point tendu servilement ses mains aux fers qui les étreignaient, et son âme était libre et fière. Mais l'esclave du temps moderne s'est livré lui-même, et rien ne peut l'arracher ni le soustraire à son indigne esclavage. Non, rien, pas même la mort! On a vu et on voit encore des malheureux qui, dans un moment de folle exaltation s'engagent, même par écrit, à ne faire aucun acte de religion lors de l'instant suprême où l'âme se sépare du corps. ”
