Résumé

Berthollet de Frarière Cléricaux et libres penseurs considérés au point de vue gouvernemental (1873)

L'esclave des temps antiques, quelque dure que fut sa position, pouvait conserver néanmoins toute la dignité de son caractère, car il n'avait point tendu servilement ses mains aux fers qui les étreignaient, et son âme était libre et fière. Mais l'esclave du temps moderne s'est livré lui-même, et rien ne peut l'arracher ni le soustraire à son indigne esclavage.
Non, rien, pas même la mort!
On a vu et on voit encore des malheureux qui, dans un moment de folle exaltation s'engagent, même par écrit, à ne faire aucun acte de religion lors de l'instant suprême où l'âme se sépare du corps.
Source : Gallica

Berthollet de Frarière Cléricaux et libres penseurs considérés au point de vue gouvernemental (1873)

J'ai dit qu'une fois lié par serment, c'était pour la vie et que rien ne pouvait dégager l'initié de son esclavage. On pourra citer un certain nombre de membres qui semblent avoir cessé toute relation et être devenus, pour ainsi dire, étrangers à la société. Cette prétendue liberté n'est qu'une fiction ; elle n'existe qu'à titre de tolérance et, dans certaines circonstances, ceux qui se croyaient oubliés se sont vus, avec terreur, rappelés à leurs serments et contraints d'obéir à des chefs dont le pouvoir est absolu.
Source : Gallica

Berthollet de Frarière Cléricaux et libres penseurs considérés au point de vue gouvernemental (1873)

La première condition que les électeurs devraient exiger de ceux qui sollicitent leurs suffrages, c'est qu'ils ne soient affiliés à aucune société secrète, de quelque nature qu'elle soit. Or, c'est pourtant la seule chose qu'on ne demande pas. Comment peut-on donc, sans inconséquence, confier la défense des droits et des libertés de la nation à des hommes qui ont d'avance aliéné leur propre indépendance, leur propre liberté ?
Source : Gallica

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