Résumé

Portrait de Bret Harte Bret Harte Scènes de la vie californienne

Il faut dire que l’on désignait toujours la belle inconnue de Hawkins par l’épithète de sorcière, qu’elle ne justifiait probablement pas.
Que le fou Hawkins finît par jouer, personne n’en doutait, et qu’il gagnât en vertu de la théorie ci-dessus énoncée était non moins vraisemblable ; mais qu’il fît sauter la banque de M. John Hamlin à Five-Forks, et que dès le lendemain il perdît à la même table, après l’avoir enlevée triomphalement, une somme estimée de dix à vingt mille dollars, les plus grands amateurs de merveilleux se refusèrent à le croire. C’est pourtant le bruit qui circula.
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Tous les jours, quelqu’un venait des mines. Tom Flynn était l’un des plus empressés. — Hawkins avait bien le projet de vous rendre visite aujourd’hui, disait-il en s’appuyant avec toute la désinvolture dont il était capable au fauteuil de mis Nelly, placé sur la vérandah.
En rougissant, miss Nelly secouait la tête. — Si fait, mais il s’est senti malade ;... vous savez, sa santé le tourmente souvent,... ne vous en faites pas de chagrin.
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Les mulets portant des femmes élégantes et des hommes irréprochablement cravatés étaient obligés de traverser l’unique rue de Five-Forks. Or il arriva qu’un an après la construction de la maison de Hawkins une cavalcade plus joyeuse que toutes les autres vint faire sensation. C’étaient des institutrices en vacances, appartenant aux écoles publiques de San-Francisco, non pas des Minerves à lunettes, veuillez le croire, mais de toutes jeunes savantes rieuses et gentilles ; telle fut du moins l’opinion des hommes qui travaillaient dans les canaux et les tunnels sur le flanc de la montagne.
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