Résumé

C. Taupiac Premier conseil de guerre de Constantine… (1871)

Toutes ces péripéties de la guerre arabe se déroulent devant vous. Vous voyez ces longues files de mulets chargés de vivres ; leurs conducteurs indigènes sondent l'horizon de leurs regards perçants, ils aperçoivent au loin, sur les crêtes, les burnous blancs de l'ennemi ; ils vous les montrent en exagérant le nombre et la distance ; s'il survient le plus léger incident, ils profiteront de la bagarre pour fuir en emportant les biscuits du beylik.
Quelle histoire que celle de ce convoi, partant un soir de Sétif et tombant le lendemain au pouvoir de l'ennemi à Aïn-Tagrout !
Source : Gallica

C. Taupiac Premier conseil de guerre de Constantine… (1871)

A peine de commettre une faute lourde qu'on n'aurait pas manqué d'attribuer au désir de briller, à l'ambition personnelle, le capitaine Trinquand devait sauver sa petite troupe, en faisant une retraite aussi opportune qu'honorable.
Nous voici au 18 au matin ; le projet de départ s'affermit, car, pendant la nuit, Abderrahman ben Guendouz, cet homme qui, la veille, jurait de mourir avec nous, était parti; les Ouled-Sidi-bou-Nab avaient abattu leurs tentes et avaient disparu.
Tout à coup l'ennemi se montre ; les muletiers effrayés s'enfuient de toutes parts.
Source : Gallica

C. Taupiac Premier conseil de guerre de Constantine… (1871)

Si M. Trinquand avait eu l'intention d'abandonner le convoi et de fuir lâchement, l'occasion était belle et il pouvait rejeter la faute sur l'effroi qu'avaient éprouvé les convoyeurs.
Rassuré, il prend ses dispositions de défense; pendant qu'il est occupé à l'accomplissement de son devoir, les muletiers coupent les entraves et se sauvent de toute la vitesse de leurs montures, et cette fois pour ne plus revenir, car à moins de tourner le dos à l'ennemi, les spahis qui étaient à l'aile gauche de la ligne de tirailleurs ne pouvaient être lancés à leur poursuite.
Source : Gallica

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