Résumé

Causeries des salons sur la liberté de la presse (1817)

“ Vos principes, monsieur Joinville, répondit M. Merville, sont incontestables, et tellement vrais en eux-mêmes, que la liberté de la presse leur communiquera toute sa force; il n'y a que la folie qui conçoive du plaisir et de l'honneur à troubler le pouvoir, à rompre la correspondance naturelle entre les membres et la tête du corps politique, et à désorganiser le centre de l'action générale. Peu de personnes méconnaissant les doctrines favorables à l'ordre et à l'harmonie sociale, du moins la philosophie ne les prêchera jamais. ”
Source : Gallica

Causeries des salons sur la liberté de la presse (1817)

“ M. Balmon continua d'assurer qu'avec la charte et sans même tenter d'affaiblir aucune de ses expressions, on pouvait garantir à la faculté de penser et d'écrire la plus solide, comme la plus brillante indépendance ; mais en même temps on serait en état, avec elle, de glacer toutes les imaginations, d'émousser toutes les plumes, et d'éteindre le zèle et le courage dans toutes les âmes. Une constitution est trop souvent laissée à la discrétion des gens de parti; on ne lui épargne pas plus qu'à une autre loi, les subtilités et la mauvaise foi l'intérêt du moment en règle l'esprit et le sens. ”
Source : Gallica

Causeries des salons sur la liberté de la presse (1817)

“ Il ne faut pas sur-tout, monsieur, attacher le nom de dénonciation à la publicité des faits et des événemens qui surviennent dans l'étendue d'un grand royaume; l'écrivain ou le journaliste qui les signale, n'a d'autre intention que de former, dans l'esprit des lecteurs, un jugement sain et réfléchi sur ce qui se passe, et sur ce qui les intéresse. Les hommes et les choses sont souvent si difficiles à juger! tout s'entortille avec tant d'art dans un complot, dans un cabale, dans une intrigue, qu'on n'a pas toujours assez de la liberté de parler et d'écrire pour le débrouiller. ”
Source : Gallica

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