Résumé

Agricol Moureau Projet d'une loi spéciale, repressive des abus de la liberté de la presse… (1819)

Tout gouvernement doit tendre à sa conservation. La justice conserve les empires. L'ami réel de la justice doit vouloir connaître la vérité. La liberté de la presse est un écho fidèle qui porte aux oreilles des rois et de leurs ministres, tous les sons qui le frappent. Empêcher que ce son ne parvienne aux oreilles du prince, c'est paralyser le plus auguste de ses attributs, celui d'être sur la terre l'image de la divinité , car la divinité ou la science, c'est la même chose; la divinité ou la vérité , c'est encore la même chose
Source : Gallica

Agricol Moureau Projet d'une loi spéciale, repressive des abus de la liberté de la presse… (1819)

En vrai Français , je voudrais la liberté de la presse. En vrai Français je voudrais qu'elle ne pût être qu'utile à ma patrie et à mes semblables. J'abhorre la calomnie ; elle' m'a tant poursuivi, tourmenté , elle a tant fait de mal aux hommes ! Je pardonne à l'esprit humain les erreurs en théorie , mais je voudrais que ce qui est réellement crime partout, fût partout détesté comme crime.
Source : Gallica

Agricol Moureau Projet d'une loi spéciale, repressive des abus de la liberté de la presse… (1819)

La liberté de la presse étant consacrée par la Charte, la nation française doit en jouir ; elle est voilée pour la France en cette partie de ses dispositions; ce voile doit être entièrement levé. Le ministère n'appréhenderait pas que la nation en jouît , si, à côté de la Charte, il existait une loi qui punît les calomniateurs , car il est trop éclairé pour ne pas reconnaître enfin que l'abus ne peut être punissable que dans la calomnie: l'esprit de parti cessera; il est l'ennemi formel de la justice. Toute exaltation ne saurait être de longue durée.
Source : Gallica

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