Résumé

Charles Gavard Un diplomate à Londres, lettres et notes… (1894)

La conversation ou plutôt la dissertation commence par la littérature et l' histoire , par les souvenirs et les anecdotes parlementaires et politiques ; mais elle perd de sa dignité à mesure que les bouteilles se vident ; le surnaturel y est aussi peu respecté sur le trône que sur l' autel ; il devient gênant de faire chorus et agréable de gagner la porte . Si , le dîner fini , on prolonge sa lecture dans le silence et la solitude de la vaste et lumineuse salle du premier étage , on peut apercevoir encore à minuit l' infatigable vieillard remuant les livres et cherchant leur moelle
Source : Gallica

Charles Gavard Un diplomate à Londres, lettres et notes… (1894)

Les jardins , dans le suprême du genre avec cascatelles , tous les dix pas ; le parc , c' est Woburn ou Hatfield avec plus de mouvement de terrains ; toujours ce naturel artificiel et cette monotonie dans la fantaisie , enfin la main de l' homme partout . Cela dit , tout est d' une superbe opulence , des bandes de cygnes sur l' eau , des troupeaux de bœufs dans les prairies , un potager où je me suis promené en voiture , un second parc après le premier , avec un
château qu' on donne au colonel Lindsay , père de la jolie Violet ( 1 )
Source : Gallica

Charles Gavard Un diplomate à Londres, lettres et notes… (1894)

Qu' on s' imagine un dimanche à Londres : le brouillard envahit même les chambres et il pleut en même temps ; la ville est morte . Je gagne le club sans rencontrer âme qui vive ; il est lui-même désert ; je suis loin de tout ; je ne puis même pas envoyer ma pensée aux miens par la poste . Je m' installe alors à une table retirée de la bibliothèque ; je me livre à l' âpre sentiment de ma solitude et de mon isolement .
Source : Gallica

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