Résumé

Compte-rendu de la Semaine d'histoire du droit normand tenue à Jersey du 24 au 27 mai 1923 (1923)

Il n'y a pas vingt-trois ans que l'on a mis de côté à Jersey le principe que les filles auront entre elles le tiers de l'héritage de leurs parents à la condition que la part d'une fille n'excède pas celle d'un frère. Elles partagent aujourd'hui en parts égales avec leurs frères l'héritage de leurs parents.
Le mari est le maître absolu des deniers que la femme possède le jour du mariage, et il a l'administration de ses biens immeubles et fait « les fruits siens ».
Source : Gallica

Compte-rendu de la Semaine d'histoire du droit normand tenue à Jersey du 24 au 27 mai 1923 (1923)

II. Droits du mari sur les biens de la lemme. Le patrimoine de la femme se fond en principe dans celui du mari.
Mais cette conception rencontre un obstacle dans le droit de la famille de la femme sur ses immeubles : immeubles qu'elle possède au moment du mariage ou qui lui sont donnés en vue du mariage, ou qui postérieurement lui proviennent de succession, de donation ou de l'exercice du retrait lignager.
Ce sont pour la plupart des biens qui lui proviennent de sa famille; tous, en tout cas, sont soustraits à l'appropriation définitive du mari.
Source : Gallica

Compte-rendu de la Semaine d'histoire du droit normand tenue à Jersey du 24 au 27 mai 1923 (1923)

Seul l'enfant en puissance ne peut retraire le bien vendu par son père. Un premier retrait exercé par un parent plus éloigné exclut le retrait par un parent plus proche.
Le seul contrat rescindable est la vente. Mais tous les immeubles, même les acquêts, sont retrayables, sauf les bourgages, pour lesquels le droit est resté une simple préemption.
Source : Gallica

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