Résumé

Eugène Saguez Étude sur le droit des gens mariés dans les coutumes d'Amiens (1903)

La dette née d'un délit de la femme sera naturellement supportée par la communauté : c'est au mari de surveiller sa femme, dit Beaumanoir ; de plus, d'après l'art. 21, nous l'avons vu, les époux peuvent s'assister en justice et l'amende n'est point due pour avoir pris le fait et cause de son conjoint. Si la femme est condamnée, c'est le mari qui paiera avec les revenus communs : le système des récompenses n'est pas encore organisé et c'est en définitive la communauté qui supportera l'amende.
Source : Gallica

Eugène Saguez Étude sur le droit des gens mariés dans les coutumes d'Amiens (1903)

Le mari est le chef absolu de la communauté, il peut disposer à son gré des meubles, des fruits des héritages, mais il ne lui est pas plus permis à Amiens que dans la coutume de Clermont de dissiper les conquêts de communauté : la femme, même sous la dépendance du mari, est plus qu'une associée intervenant seulement pour le partage, elle a déjà pendant le mariage un droit propre sur les biens acquis.
Source : Gallica

Eugène Saguez Étude sur le droit des gens mariés dans les coutumes d'Amiens (1903)

L'héritage c'est l'immeuble, le bien par excellence, c'est la « terre au soleil », le « ténement », la maison dans la cité ; la Coutume et, avant elle, la Charte, le considèrent pour ainsi
dire comme sacré et l'entourent de toutes sortes de garanties : si a l'hyretage » est mis en vente, on doit au préalable s'assurer que le plus proche héritier ne désire pas s'en porter acheteur, il faut obtenir sa renonciation ; c'est le retrait lignager.
Source : Gallica

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