Constant-Victor-Isidore Venet, Guillaume le réfractaire, par I. Venet (1874)
“ Saint-Jeures ne paraît pas. D'autres illusions se succèdent et d'autres désespoirs. Qu'il doit être tard ! et que nous serions heureux de retrouver le bois de Vézinet pour y attendre le jour à l'abri d'un sapin! Au pied d'un sapin, il y a de la mousse, on peut s'asseoir tranquille, c'est un refuge contre la neige. Hors du bois la sibère, les accidents de la marche, les fossés pleins où l'on tombe, le froid, la mouillure, la soif, la faim. Oh mon Dieu! pas le moindre signe d'habitation ! Pas une voix qui réponde ! La solitude périlleuse avec les plaintes du loup et de la cloche. ”
