Léon Allard, Maison de famille (1884)
“ « Prends garde, Sophie... Prends garde ! » – Laissez-moi, lâchez-moi ; je ne vous connais pas. Elle a jeté ce cri bien haut. Et pendant qu'elle se dégage d'un mouvement brusque, pendant qu'elle se réfugie dans la voiture dont la portière claque sur elle, le cocher, du haut de son siège, brandit son fouet contre Castan, qu'il prend pour un fou on pour un homme ivre. Cette scène rapide du trottoir a déjà arrêté deux ou trois passants, mais le coupé part au grand trot et disparaît dans la rue de Rivoli, emportant les deux femmes toutes tremblantes de la frayeur qu'elles viennent d'avoir. ”
