Résumé

Dominique-Vincent Ramel de Nogaret Compte rendu au Directoire exécutif par le Ministre des Finances… (1799)

Il est connu de tous ceux qui ont à traiter avec le Gouvernement ; et l'expérience qu'ils font chaque année ou d'un presque arriéré, ou d'un grand retard dans les paiemens, est ce qui grossit les dépenses, nuit le plus au crédit public, ou plutôt, en empêche le rétablissement. La trésorerie nationale peut, sous ce rapport, être assimilée à une maison de banque: le négociant n'acquiert et ne soutient son crédit que par la ponctualité avec laquelle il paie ses engagemens.
Source : Gallica

Dominique-Vincent Ramel de Nogaret Compte rendu au Directoire exécutif par le Ministre des Finances… (1799)

Des bons de réquisition ont été admis en paiement des contributions directes ; mais on a eu de plus à recevoir, sur toutes les parties, des assignats et des mandats, dont le cours variait tous les cinq jours : et comme ce changement était indiqué par un arrêté du Directoire, qui ne pouvait pas arriver simultanément dans tous les départemens, il n'y a pas eu de jour pendant lequel cette valeur, si changeante, ait été réglée au même cours dans toute la République.
Ce qu'il importe de savoir, c'est ce qu'ont produit en recette les différentes branches des revenus publics.
Source : Gallica

Dominique-Vincent Ramel de Nogaret Compte rendu au Directoire exécutif par le Ministre des Finances… (1799)

Chaque décade, le Directoire a su ce que chaque Ministre demandait pour ses dépenses; celui de la guerre a cru qu'il n'était pas aussi strictement obligé que les autres, à faire connaître le détail de ses besoins, parce qu'ils étaient plus nombreux , et parce qu'on lui accordait toujours moins qu'il ne lui fallait.
Source : Gallica

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