Résumé

E. Bourdon Les Réformes politiques et les réformes sociales… (1848)

L'Etat peut, par un seul mot d'approbation au système de réforme économique qui lui paraîtra le plus propre à concilier les intérêts et à garantir à la fois la liberté et l'ordre, lancer toute la bourgeoisie et le peuple dans la voie de leur commun salut.
Voilà en quoi seulement les réformes sociales dépendent des gouvernements en môme temps que des détenteurs de la propriété. Voilà pourquoi toute réforme politique qui a pour but de faciliter l'avènement au pouvoir d'hommes plus vigilants, plus studieux et plus progressifs, ne peut qu'être utile à la cause sociale.
Source : Gallica

E. Bourdon Les Réformes politiques et les réformes sociales… (1848)

Donc, salariés, versez à la Caisse d'épargne pour vous former un capital, mais, ce capital formé, retirez-le vite de celte Caisse où il croupirait, et constituez-vous en associations utiles pour vous et pour le corps social, — pour vous et pour le corps social, — répétons-nous, parce qu'il est de votre destinée de ne rien améliorer tant que vous ne travaillerez que pour vous-mêmes,—de tout améliorer et de sauver tous les pauvres et tous les souffrants, lorsque vous travaillerez en vue de ce double intérêt, — l'intérêt personnel et l'intérêt collectif.
Source : Gallica

E. Bourdon Les Réformes politiques et les réformes sociales… (1848)

La réforme sociale', pour être juste et salutaire, doit embrasser toutes les classes et supprimer toutes les fermes du malheur. Le droit de vivre et d'avoir un travail assuré est revendicable en France autant par les bourgeois que par l'ouvrier, autant par' la petite propriété que par les prolétaires. En Angleterre, nous comprenons la démarcation absolue et la guerre acharnée entre le capital et le travail ; nous comprenons qu'une révolution sociale soit indispensable pour faire rendre gorge au petit nombre de ceux qui possèdent tout, afin d'améliorer le sort des masses qui n'ont rien.
Source : Gallica

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