Résumé

Ferdinand d' Orléans La ville au bois dormant : de Saïgon à Ang-Kor en automobile… (1910)

Voilà la Diétrich à l'eau!
Ses débuts aquatiques sont tout à fait rassurants. Tout va bien, je commence à respirer... quand tout à coup, au beau milieu de la rivière, la voiture s'arrête et manifeste l'intention la plus évidente de s'enfoncer : elle aura rencontré un de ces fonds de grève, comme il y en a tant dans le cours de la Loire, et le sable fin aura cédé sous un tel poids.
Le désespoir s'empare de nous : car nous assistons vraiment au naufrage de nos espérances! L'eau monte à vue d'oeil et menace de tout inonder : déjà le réservoir et la première malle ont disparu entièrement.
Source : Gallica

Ferdinand d' Orléans La ville au bois dormant : de Saïgon à Ang-Kor en automobile… (1910)

Nous avançons à pas comptés, à travers toutes les ornières qui deviennent de plus en plus profondes. A chaque pas il faut s'arrêter et descendre pour mettre la main à la pioche.
La nuit s'épaissit encore et nous retire jusqu'à cette obscure clarté qui tombe des étoiles. Guérin et le guide indigène, l'un portant une hache et l'autre une torche, marchent devant la voiture.
A neuf heures, après mille difficultés, la clairière est traversée et nous rentrons en forêt; cela ne semble pas
faire l'affaire de nos quatre buffles qui commencent à donner des signes évidents de fatigue.
Source : Gallica

Ferdinand d' Orléans La ville au bois dormant : de Saïgon à Ang-Kor en automobile… (1910)

VERS SAÏGON
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Nous repartons magnifiquement!
Le moteur tourne à merveille et tire de toute sa puissance dans les flaques d'eau que nous traversons. Nous filons parmi les éclaboussures, sans même nous en apercevoir.
Mais soudain, Guérin me dit d'arrêter!... Quoi!... Ce n'est pas fini! Oh! ce Guérin, je le tuerais!... C'est égal : auparavant mieux vaut stopper quand même : selon sa détestable habitude, notre prudent mécanicien doit avoir encore raison !
Source : Gallica

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