Résumé

François Picavet Roger Bacon, la formation intellectuelle d'un homme de génie au XIIIe siècle

Et c’est pour les intelligences bornées que l’autorité joue un grand rôle, car elles se laissent entraîner dans l’erreur par le prestige d’un nom célèbre : l’autorité accordée à certains philosophes ne fait pas seulement admettre leurs témoignages, elle les met au rang des Dieux et les rend infaillibles.
Ce qui a peut-être le plus frappé Roger Bacon chez Guillaume d’Auvergne, c’est ce dédain pour l’autorité non justifiée, c’est la sévérité avec laquelle Aristote est jugé, mais aussi interprété par les plotiniens, chrétiens ou non chrétiens, c’est la place donnée aux œuvres arabes et juives.
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François Picavet Roger Bacon, la formation intellectuelle d'un homme de génie au XIIIe siècle

Or maître Pierre connaît les mathématiques sous toutes les formes où elles se présentent dans l’Opus majus, l’optique et la science de la propagation de la force, l’alchimie et la science expérimentale. C’est un des deux mathématiciens parfaits. C’est le maitre des expériences, c’est à l’observation et à l’expérimentation, comme aux mathématiques, qu’il s’adresse pour pénétrer la nature et compléter les sciences qui en poursuivent l’étude.
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C’est ainsi qu’il a révélé la sagesse, sous sa forme complète, aux patriarches et aux prophètes ; c’est ainsi qu’il l’a révélée, sous sa forme philosophique, à Aristote et à Avicenne, qu’il la révèle encore, en tout ou en partie, mais en raison même de leur mérite, a ceux qui ont déjà travaillé à développer en eux l’intelligence et la volonté, à posséder ainsi plus de vérité et de moralité. Le maître idéal, qui sait tout, devient, en définitive, le maître intérieur qu’il faut se rendre capable d’écouter, après qu’on a interrogé la nature.
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