François Picavet, Roger Bacon, la formation intellectuelle d'un homme de génie au XIIIe siècle
“ Et c’est pour les intelligences bornées que l’autorité joue un grand rôle, car elles se laissent entraîner dans l’erreur par le prestige d’un nom célèbre : l’autorité accordée à certains philosophes ne fait pas seulement admettre leurs témoignages, elle les met au rang des Dieux et les rend infaillibles. Ce qui a peut-être le plus frappé Roger Bacon chez Guillaume d’Auvergne, c’est ce dédain pour l’autorité non justifiée, c’est la sévérité avec laquelle Aristote est jugé, mais aussi interprété par les plotiniens, chrétiens ou non chrétiens, c’est la place donnée aux œuvres arabes et juives. ”
