Résumé

François Villegardelle De l'Ordre dans la République, par Villegardelle (1848)

Quelles que soient l'importance et la justice du droit de suffrage, n'allons pas nous laisser persuader que la science politique soit tout entière dans l'exercice de ce droit. Le peuple a sans doute , comme disent Aristote, Machiavel et Montesquieu, un merveilleux instinct pour faire de bons choix. Il doit donc élire ses législateurs et ses magistrats, mais n'oublions pas que les lois sont audessus des magistrats et que la loi est ce qui est juste. Il y a donc des vérités dont il faut s'instruire ; une science du juste , un art d'appliquer les principes de cette science.
Source : Gallica

François Villegardelle De l'Ordre dans la République, par Villegardelle (1848)

Qu'en avons nous tiré? a-t-on établi ces institutions dans lesquelles disait Tite-Live : « L'empire des lois serait plus puissant que celui des hommes? » Peut-on même appeler lois les règlements de nos sociétés, si l'on admet avec Cicéron que la loi est ce qui est juste , et que la justice est conforme à l'intérêt du plus grand nombre *.
S'il est pourtant un axiome reconnu en politique, c'est sans contredit celui-ci, que la loi doit se former par le consentement du peuple.
Source : Gallica

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