François de Fénelon

Résumé

François de Fénelon Directions pour la conscience d'un roi… (1821)

Il ne suffit pas de savoir les lois qui règlent la propriété des terres et autres biens entre les particuliers ; c'est sans doute la moindre partie de la justice : il s'agit de celle que vous devez garder entre votre nation et vous, entre vous et vos voisins. Avez-vous étudié sérieusement ce qu'on nomme le DROIT DES GENS,
droit qu'il est d'autant moins permis à un Roi d'ignorer, que c'est le droit qui règle sa conduite dans ses plus importantes fonctions, et que ce droit se réduit aux principes les plus évidens du droit naturel pour tout le genre humain?
Source : Gallica

François de Fénelon Directions pour la conscience d'un roi… (1821)

Quand même un prince serait assez parfait pour faire un usage si merveilleux de sa prospérité, cette merveille finirait avec son règne. L'ambition naturelle des souverains, les flatteries de leurs conseillers, et la prévention des nations entières, ne permettent pas de croire qu'une nation qui peut subjuguer les autres, s'en abstienne pendant des siècles entiers. Un règne où éclaterait une justice si extraordinaire, serait l'ornement de l'Histoire , et un prodige qu'on ne peut plus revoir.
Source : Gallica

François de Fénelon Directions pour la conscience d'un roi… (1821)

La raison en est que ces lois, écrites chez un peuple, ne peuvent prévaloir sur la loi naturelle de la liberté et de la sûreté commune, gravée dans le cœur de tous les autres peuples du monde. Quand une puissance monte à un point, que toutes les autres puissances voisines ensemble ne peuvent plus lui résister, toutes ces autres sont en droit de se liguer pour prévenir cet accroissement après lequel il ne serait plus temps de défendre la liberté commune.
Source : Gallica

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