Frédéric Dollé

Résumé

Frédéric Dollé Réflexions d'un royaliste (1831)

Je reviens à la religion. La majorité des Français est catholique, et la France est athée; et remarquez que c'est l'état qui le veut ainsi, lui qui retire le plus d'avantages que notre religion soit bien observée ; lui qui devrait désirer qu'elle se propageât à l'infini, puisqu'elle enseigne qu'il faut aimer ses ennemis comme soi-même ; que les riches doivent employer leur fortune à soulager les malheureux; que les larmes de ceux qui souffrent se changeront en une éternelle source de bonheur. Il n'y a pas de religion qui prêche mieux l'obéissance envers les supérieurs
Source : Gallica

Frédéric Dollé Réflexions d'un royaliste (1831)

Et tant d'autres exemples qui prouvent que les peuples perdent leur repos et leur fortune à faire des révolutions, et que les hommes populaires y perdent leur popularité, et quelquefois la vie.
Mais sachez vous résigner, courageux Polonais ; méprisez l'ingratitude du gouvernement de la France ; et si la Providence a décrété dans sa sagesse que la Pologne soit à jamais esclave, sachez mieux comprendre votre devise : Dieu et la patrie ! Un jour peut-être, jour de miséricorde et de justice , votre patrie sera secourue comme la Grèce, et alors vous pourrez distinguer l'ivraie du froment.
Source : Gallica

Frédéric Dollé Réflexions d'un royaliste (1831)

Si on nous retire des emplois publics ; si on nous ôte les moyens d'être utiles à notre pays, nous n'en ferons pas moins des voeux pour que son repos soit parfait, et c'est aux élections que nous porterons toute notre influence, afin d'éclairer le pays sur ses véritables intérêts. Nous n'emploierons aucun des moyens dont nos adversaires se sont servis. Nous nous passerons, nous Royalistes, de toutes les conspirations permanentes dont les libéraux ont infecté la France pendant quinze années, et de la comédie qu'ils ont jouée sous la Restauration.
Source : Gallica

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