“ Je suis un tout jeune rhétoricien qui cherche sa voie... — Et moi, répliqua l’élégante jeune fille, je la cherche aussi... Je cherche le bonheur sans le rencontrer jamais. J’ai voulu m’étourdir, me griser de visions enchanteresses, et je n’en ai découvert nulle part comme dans votre hameau... Cher Monsieur Jean, me permettez-vous de vous révéler toutes mes folies ? — Je suis encore bien jeune pour être votre confident, Mademoiselle ; mais, si je vous inspire confiance, pourquoi ne pas consentir à vous écouter ? — Eh bien, voici. Vous avez devant vous un pauvre cœur avide d’affection. ”
Félix Charbonnier
Résumé
“La crise”, est une œuvre de Félix Charbonnier. Des thèmes tels que Jean, Exilda ou Alice y sont abordés.
Citations de La crise (Félix Charbonnier)
“ Mais il était encore beaucoup trop matérialisé pour planer à de telles hauteurs. — Au revoir, Alice, à bientôt ! Je ne suis qu’un enfant, je le vois bien. Tu es plus raisonnable que moi. Crois toujours que je t’aime, plus que ma propre vie. — Oui, réfléchis bien, mon Jean. Je suis maintenant assez forte pour attendre ta détermination. Avant tout, sache que mon cœur t’appartient... Revenu chez lui, le jeune homme rentra dans sa chambre et contempla longuement le portrait d’Exilda. Quelle grâce, quelle noblesse ! Devait-il donc s’en séparer pour asseoir sa vie ?... ”
“ Toutes les paroles du Père Francœur reviennent à la mémoire de Jean : le prêtre n’est pas un isolé, il aime sa grande famille ; ses tendresses antérieures sont embellies, et même immortalisées. Là-haut, dans les célestes splendeurs, il retrouvera tous les objets de son amour : son cœur sera enfin satisfait, car il ne sera pas abîmé impersonnellement dans l’Essence infinie, mais il reconnaîtra tous les cœurs qu’il chérissait ici-bas. L’heure viendra des étreintes sans fin, dans un monde renouvelé d’où la mort aura disparu, avec son triste cortège de deuils et de séparations. ”
