Résumé

Félix Klein Revue des Deux Mondes

C’est qu’on a beau ne pas les aimer, on a besoin d’eux ! Devant les immenses possibilités du commerce, de l’industrie, et surtout de la culture, la main-d’œuvre manque ; et ils en apportent. Tandis qu’en vertu même de sa rareté et appuyé sur son syndicat, l’ouvrier blanc impose des conditions vraiment draconiennes, ils offrent, eux, au capital un travail docile et peu exigeant, qui les fait accueillir. Écartés par le sentiment, ils se voient appelés par les intérêts ; tandis que l’idée les combat, les faits sont pour eux.
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Fût-il même possible de les dominer, que ce ne serait point encore pour les Etats-Unis une solution admissible. Le peuple Américain ne veut pas plus de sujets qu’il ne veut de maître ; il considère comme essentiel à l’idée de démocratie, qui lui tient à cœur par-dessus tout le reste, non pas l’égalité des situations, qu’il sait chimérique, mais l’égalité des chances, la possibilité ouverte à chacun d’atteindre le meilleur sort et le plus haut rang ; et le seul gouvernement qu’il lui plaise d’admettre est celui auquel tous participent, qui est contrôlé par tous, qui travaille pour tous.
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JAPONAIS ET AMÉRICAINS
LES VRAIES DIFFICULTÉS Parmi les différens problèmes qui se posent aujourd’hui devant la grande démocratie des États-Unis, toujours mouvante et en transformation comme la vie elle-même, le plus grave n’est pas celui des relations entre le capital et le travail, qui se montrent souvent tumultueuses comme ailleurs, mais que préservent du socialisme l’amour, devenu instinctif, de l’initiative et l’habitude invétérée de la décentralisation.
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