Félix Klein

Élements biographiques

Félix Klein,  Revue des Deux Mondes

“ C’est qu’on a beau ne pas les aimer, on a besoin d’eux ! Devant les immenses possibilités du commerce, de l’industrie, et surtout de la culture, la main-d’œuvre manque ; et ils en apportent. Tandis qu’en vertu même de sa rareté et appuyé sur son syndicat, l’ouvrier blanc impose des conditions vraiment draconiennes, ils offrent, eux, au capital un travail docile et peu exigeant, qui les fait accueillir. Écartés par le sentiment, ils se voient appelés par les intérêts ; tandis que l’idée les combat, les faits sont pour eux. ”
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Félix Klein,  La Guerre vue d’une ambulance

“ L’amour de la guerre pour elle-même est si peu dans le fond de nos âmes que le grand crime dont nous accusons l’Allemagne est de l’avoir rendue fatale et ensuite déchaînée. Pour n’avoir pas voulu la guerre, pour ne chercher qu’à en délivrer le monde et à l’extirper jusque dans ses causes, les peuples civilisés ne se battent pas aujourd’hui avec moins de courage, ni avec moins de résolution. Dans cet effort sacré, ils ne peuvent puiser qu’une vigueur nouvelle à contempler de près les souffrances, noblement acceptées, des victimes des champs de bataille. ”
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Félix Klein,  Revue des Deux Mondes

“ La principale contribution des Etats-Unis au progrès humain est de former, avec les élémens les plus disparates, un peuple qui ait de l’unité et qui tout entier se gouverne lui-même, sans distinction de fortune, de métier, ni même d’origine. Comme les Américains élèvent souvent leurs édifices en matériaux artificiels, mais amalgamés de façon qu’ils égalent ou dépassent la pierre en solidité, ainsi construisent-ils leur nation de toutes sortes d’autres peuples fondus en un seul et qui rentrent invariablement dans la forme essentielle de la démocratie. ”
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