Résumé

G. Braccini Le Prêtre et le soldat, par un paysan qui a été soldat… (1852)

L'Ordre, en général, est la mise en rapport des moyens au but, du fait au principe.
L'Ordre moral est cette vertu, cette FORCE, qui tient l'homme à sa place , qui la lui fait sentir, aimer, garder, comme un lien natal, aisé, commode, accoutumé.
C'est, dans la société, la force correspondante à celle qu'on appelle en physique, force de cohésion, et qui maintient en état d'agrégation les molécules des corps.
L'Ordre n'est donc autre chose que la force de cohésion du monde moral et social, comme la force de cohésion, est l'ordre du monde physique.
Source : Gallica

G. Braccini Le Prêtre et le soldat, par un paysan qui a été soldat… (1852)

Ne voyez-vous pas que le principe est présent, vivace, actif, et qu'il a pénétré ces masses de l'esprit du sacrifice, qui a fondé, agrandi, illustré, sauvé la France à toutes les époques de son histoire?
Ne voyez-vous pas enfin, que si la grandeur et la
prospérité des nations sont en rapport direct et constant avec la splendeur du temple et l'éclat du camp, c'est-à-dire avec l'abnégation du prêtre et l'abnégation du soldat, il n'y eut jamais autant qu'aujourd'hui de motifs de confiance, et de garanties de sécurité.
Source : Gallica

G. Braccini Le Prêtre et le soldat, par un paysan qui a été soldat… (1852)

Un homme, arrivé à l'âge où la liberté commence pour lui, un citoyen comme vous, libre comme vous, enfant de la même patrie, protégé par les mêmes lois, est enlevé à sa famille, soustrait à la protection de ces lois, associé à des inconnus, acheminés là, comme lui, de tous les points de la France. Il ne s'appartient plus. Sa vie passée, on n'en tient aucun compte; du toit qu'il quitte, et de la famille qu'il abandonne, il est seul à s'en souvenir. Grossièrement vêtu, simplement nourri, l'obéissance qu'on exige de lui est absolue, complète, illimitée.
Source : Gallica

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