Résumé

G. Braccini L'Armée et le socialisme, simples réflexions sur la question du moment… (1849)

L'armée, — nous craignons de l'avoir démontré jusqu'à la satiété, jusqu'à la fatigue, — est la consécration traditionnelle, par son esprit, et l'appui par la force qui réside en elle, de tout principe, de tout frein, de toute règle; conséquemment, la confirmation et l'appui de toute société, de toute civilisation, de tout perfectionnement.
Le Socialisme s'adresse à l'intérêt et procède par l'insurrection.
L'Armée vit dans la pauvreté , pratique et maintient l'obéissance.
Source : Gallica

G. Braccini L'Armée et le socialisme, simples réflexions sur la question du moment… (1849)

Ce laboureur que vous ignorez, ce vigneron dont la signification vous échappe, ce berger que vous ne comprenez pas, y serait accessible comme homme, qu'il y serait inaccessible et supérieur comme soldat. Pour peu qu'il ait vécu dans ce milieu salubre et conservateur, de la vie d'ordre, de hiérarchie, d'obéissance et de pauvreté, au régime tonique et fortifiant de la discipline, — fiez-vous au principe, il prévaudra. — Et vous pourrez sans crainte, même au sortir d'une prédication où on lui aura tout promis, demander le sacrifice de sa vie, à cet homme qui n'a pas autre chose à donner.
Source : Gallica

G. Braccini L'Armée et le socialisme, simples réflexions sur la question du moment… (1849)

Bien des gens, et des gens qu'on appelle éclairés, libéraux, défenseurs et apôtres d'une sage liberté, vont se récrier, et dire que c'est la tyrannie des armées, le régime oppressif et humiliant du mutisme impérial, le règne absolu de la force, l'odieuse et intolérable oppression de la pensée, que nous invoquons là; qu'il ne nous reste plus alors qu'à courber la tête sous la protection du sabre, à élever des autels à la peur, et à y adorer la Force Brutale, sous la forme symbolique d'une cartouche, ou d'un boulet de canon.
Source : Gallica

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