Résumé

Giovanni Battista Ercolani Mémoire sur les glandes utriculaires de l'utérus et sur l'organe glandulaire de néoformation qui se développe pendant la grossesse dans l'utérus des femelles des mammifères et de l'espèce humaine… (1869)

La forme typique des organes glandulaires les plus simples manque dans l'espèce humaine.
La cause anatomique des différences entre les animaux et l'espèce humaine consiste en ce que, chez les animaux, le nouvel organe glandulaire, ou placenta maternel, résulte d'une modification et d'une transformation de la muqueuse utérine préexistante ; tandis que chez la femme, la même portion du placenta se forme par un stroma, qui est lui même une néoformation, et une élaboration du tissu connectif, de la surface interne de l'utérus. Ce stroma est connu des anatomistes sous le nom de caduque sérotine.
Source : Gallica

Giovanni Battista Ercolani Mémoire sur les glandes utriculaires de l'utérus et sur l'organe glandulaire de néoformation qui se développe pendant la grossesse dans l'utérus des femelles des mammifères et de l'espèce humaine… (1869)

D'après cela, il est certain que l'illustre anatomiste étudia le fait sur différentes espèces d'animaux, puisqu'il déclare que, dans les brebis, on voit, mieux qu'ailleurs, les ouvertures de la muqueuse utérine. Il n'est pas non plus inutile de rappeler ses paroles sur l'orifice des glandes utérines dans la muqueuse de l'utérus de la vache : « In proegnantibus vero et prascipue in vaccis, uteri stygmata obvia fiebant. » (1) Par ces quelques mots on assure à Malpighi le mérite d'une autre observation assez importante, savoir : que les glandes utérines augmentent de volume dans la grossesse.
Source : Gallica

Giovanni Battista Ercolani Mémoire sur les glandes utriculaires de l'utérus et sur l'organe glandulaire de néoformation qui se développe pendant la grossesse dans l'utérus des femelles des mammifères et de l'espèce humaine… (1869)

Conséquemment, la caduque ne peut pas être considérée comme un gonflement de la muqueuse utérine, et, encore moins, comme résultant des extrémités des mêmes glandes, du tissu connectif et des vaisseaux qui les entourent ; ainsi que l'ont dit Weber et Bischoff. Les nombreuses ouvertures ou trous qui donnent l'apparence d'un crible à la caduque utérine de l'espèce humaine, n'indiquent que les points correspondants aux orifices qui restent précisément ouverts pour laisser passer, sans cesse, le produit de leur sécrétion.
Source : Gallica

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