Félix-Archimède Pouchet,
L'univers : les infiniment grands et les infiniment petits
(1865)
“ Ses courtes et vigoureuses pattes, dont les crampons le font si fortement adhérer aux feuilles qu'il ronge, eussent offensé les fleurs qu'il va fréquenter; il s'en dépouille, et les change contre des membres longs et délicats, qui en effleurent à peine les pétales. Jusqu'à un certain point, le génie de l'anatomiste pénètre l'intention de la nature ; guidé par l'analogie, il voit dans cette informe chenille les linéaments du Papillon. Malpighi, qui nous a laissé de si brillants travaux sur les vers à soie, avec son œil de lynx, apercevait déjà dans leur nymphe les organes de la maternité. ”
