Résumé

Gobelins sassanides du musée de Lyon… (1930)

La décoration de nos étoffes ne semble avoir aucun rapport avec cet art ni avec celui que les Araméens auraient pu apporter ; elle est au contraire conçue dans l'esprit qui a toujours guidé l'art perse.
Ce qui nous paraît décisif pour pouvoir écarter une influence hellénistique directe est l'absence complète des rinceaux ; ils manquent non seulement dans notre groupe de gobelins « héraldiques » et de soieries, mais dans tous les autres gobelins auxquels nous croyons pouvoir attribuer une origine perse.
Source : Gallica

Gobelins sassanides du musée de Lyon… (1930)

Pour Herzfeld (2) les demi-palmettes sassanides dérivent de la tige d'acanthe hellénistique, dont elles représentent la feuille terminale. Quoi qu'il en soit de l'origine première des demi-palmettes, elles ont été transformées par l'art sassanide dans le même sens que les ailes, à tel point que, quelquefois, on hésite sur la nature véritable de l'ornement.
Les demi-palmettes réunies symétriquement se trouvent à l'époque sassanide surtout, sur des intailles (3) , dans la céramique (4) , sur les pièces d'orfèvrerie (5) .
Source : Gallica

Gobelins sassanides du musée de Lyon… (1930)

Malgré les indications que nous donnent les coiffures royales sassanides, les têtes humaines que nous trouvons sur nos étoffes restent énigmatiques ; les autres éléments de ces gobelins et des soieries mentionnées sont tellement caractéristiques pour la Perse, le style de ces têtes s'harmonise si bien avec l'ensemble franchement sassanide, qu'il semble inutile de chercher à ces têtes une autre origine.
Source : Gallica

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