Gustave Planche,
Mœurs et Devoirs de la Critique
“ Pour les gens du monde, je ne l’ignore pas, la critique n’est qu’un jeu d’esprit, et lorsqu’elle vise plus haut, ils la dédaignent volontiers, car ils veulent avant tout qu’on les amuse. Pour leur plaire, il s’est formé toute une école d’écrivains ingénieux qui effleurent toutes les questions sans jamais en sonder aucune. Dans cette école, qui a su se concilie de nombreuses sympathies, il ne s’agit pas d’avoir raison, mais d’égayer tous les sujets, de quelque nature qu’ils soient. L’étude est un bagage dont on s’inquiète peu, ou, si l’on y songe, c’est pour l’éviter. ”
