Résumé

H. de Girard Défense des intérêts coloniaux et maritimes français par les marins eux-mêmes… (1883)

Ce sont ces fauts dévots du culte de la patrie, ce sont ces parasites aux formes les plus brillantes et les plus trompeuses qui transforment tour à tour la République en anarchie, et la Monarchie en despotisme, deux maladies identiques, sous des noms différents, ayant toutes deux pour effet de ralentir et quelquefois-de suspendre l'action des lois.
Alors ce n'est qu'en se groupant, en se liguant, que les citoyens d'un même corps de métier obtiennent une justice proportionnée à leurs efforts, c'est-à-dire allant au delà ou restant en deçà, rarement conforme à l'équité et toujours tardive.
Source : Gallica

H. de Girard Défense des intérêts coloniaux et maritimes français par les marins eux-mêmes… (1883)

Mais si Colbert revenait au monde, aujourd'hui, il conseillerait à la République de n'avoir qu'un ministre pour les deux armées ou plutôt de n'avoir qu'une armée, afin de réaliser les avantages de l'unité de commandement, d'action, d'esprit militaire, et de laisser fleurir en toute liberté, le commerce, l'industrie, l'agriculture, ces trois mamelles que notre système de défense nationale suce avec trop de vigueur pour que l'on puisse en consacrer une exclusivement, comme un vain hochet, à l'amusement de la flotte. Laissez vivre, nous dirait Colbert, laissez arriver tous les hommes de talent
Source : Gallica

H. de Girard Défense des intérêts coloniaux et maritimes français par les marins eux-mêmes… (1883)

Voilà pourquoi le marin qui à atteint la cinquantaine est exclu pour toujours du tribunal duquel il continuera pourtant de dépendre si, comme il faut l'espérer, sa bonne constitution, héritage de ses aïeux, une tête bien faite et une sage existence, lui permettent d'exercer longtemps encore sa noble profession. En Angleterre, pays de liberté, de légalité et de marine, un tel homme est vénéré, et s'il est capitaine il peut mettre un guidon au grand mât de son navire. En France le même homme est dégradé, et l'on voudrait encore l'avilir.
Source : Gallica

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