Résumé

Henri Marin Les réflexions d'un homme de rien sur la Garde nationale en général et sur la classe bourgeoise en particulier… (1910)

Quand une bataille se perd ou se gagne, qui en a le blâme ou la gloire, si ce n'est le général qui l'a commandée? Oui, je n'ai été que juste, et j'ai droit de l'être, par cela même qu'étant de la dernière classe de cette bourgeoisie, j'ai été du nombre de ceux qui ont eu à souffrir plus que d'autres des résultats des conséquences politiques qui nous ont fait servir de manteau à des partis qui n'étaient pas le nôtre et de passeport à des révolutionnaires de la plus mauvaise espèce.
Source : Gallica

Henri Marin Les réflexions d'un homme de rien sur la Garde nationale en général et sur la classe bourgeoise en particulier… (1910)

C'est en ce moment où la France entière, ivre de joie et d'orgueil, frémissait sous les chants du Te Deum, éclatait en longs cris d'allégresse et de louanges pour le roi qui avait si bien compris, porté si haut et glorieusement dirigé l'esprit national, c'est le moment où le pays, fier à juste titre de son roi, lui donnait de si vifs témoignages de sympathie et de confiance, c'est ce moment que la Garde nationale choisissait pour ruiner et détruire une monarchie qui venait doter la France de la conquête d'Alger et de la suprématie sur la Méditerranée.
Source : Gallica

Henri Marin Les réflexions d'un homme de rien sur la Garde nationale en général et sur la classe bourgeoise en particulier… (1910)

Et le faire toujours; alors la bourgeoisie aurait évité une révolution désastreuse dont le dernier principe est une guerre sociale et le dernier mot un communisme grossier et barbare ; la bourgeoisie aurait évité les ruines que cette révolution a amenées à sa suite, les guerres civiles dont elle a été la cause. La bourgeoisie aurait évité aussi d'être un peu la risée de l'Europe, en général, et de la noblesse en particulier, à qui, après tout, il était bien permis de prendre cette petite revanche.
Source : Gallica

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