Henry James, Le Dernier des Valerius
“ Le sacrifice a été une heureuse nécessité, car au fond Valério est trop doux pour ne pas s’adresser des reproches, pour ne pas abhorrer une idole d’une exigence aussi cruelle. Il erre à travers les rues comme une âme en peine, et va nous revenir guéri et repentant. — Certes j’aurais accepté plus aisément ces hypothèses, si j’avais pu entendre dans le vestibule le pas du coupable. Vers l’aube, le scepticisme menaça de m’envahir, et je me mis à me promener fiévreusement sous le portique. Je m’y trouvais à peine depuis quelques minutes, lorsque je vis le comte traverser la pelouse d’un pas lourd. ”
