Résumé

Henry James,  Le Dernier des Valerius

“ Le sacrifice a été une heureuse nécessité, car au fond Valério est trop doux pour ne pas s’adresser des reproches, pour ne pas abhorrer une idole d’une exigence aussi cruelle. Il erre à travers les rues comme une âme en peine, et va nous revenir guéri et repentant. — Certes j’aurais accepté plus aisément ces hypothèses, si j’avais pu entendre dans le vestibule le pas du coupable. Vers l’aube, le scepticisme menaça de m’envahir, et je me mis à me promener fiévreusement sous le portique. Je m’y trouvais à peine depuis quelques minutes, lorsque je vis le comte traverser la pelouse d’un pas lourd. ”
Source : Wikisource

Henry James,  Le Dernier des Valerius

“ Ah! il faut sentir pour comprendre la convenance et la beauté de ce grand dôme ouvert ! Aujourd’hui il n’y a que la pluie, le soleil et le vent qui pénètrent par là ; mais autrefois les dieux et les déesses du paganisme venaient planer un instant sur cette ouverture, descendaient avec une lenteur majestueuse et prenaient place devant leur autel. Quelle procession alors qu’on pouvait la contempler avec les yeux de la foi ! Et que nous a-t-on donné à leur place?
Il haussa les épaules avec un geste de pitié.
— Mon cher Camillo, lui dis-je avec douceur, vous devez tolérer les croyances d’autrui.
”
Source : Wikisource

Henry James,  Le Dernier des Valerius

“ C’est ainsi qu’ils entendaient embellir l’antique villa ! Elle leur avait ordonné de transporter le pauvre monument dans le coin le plus humide de la propriété, car, après le sourire de son fiancé, — sourire si lent à venir, si lent à disparaître, — ce qu’elle admirait le plus, c’était le teint rouillé des vieux marbres. Quant à la conversion du comte, elle s’opérait plus lentement que le reste, et, à vrai dire, Marthe déploya peu de zèle dans cette dernière entreprise. Elle aimait son futur au point de croire que nul changement ne le rendrait meilleur. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature