Résumé

Jan Potocki Avadoro, histoire espagnole. Tome 3-4 (1813)

« Busqueros, me dit-elle, est un furet auquel rien n'échappe : il faut soustraire Léonore à sa curiosité ; dès aujourd'hui je la fais partir pour Avila : né m'en voulez pas, Avadoro, c'est pour assurer votre bonheur.
« Madame, lui dis-je, l'idée du bonheur semble supposer l'accomplissement des désirs, et je n'ai jamais désiré être l'époux de Léo-nore ; cependant, il est véritable qu'à présent je me suis attaché à elle ; et je l'aime tous les jours
davantage, si toutefois cette expression m'est permise ; car je ne la vois point le jour. »
Source : Gallica

Jan Potocki Avadoro, histoire espagnole. Tome 3-4 (1813)

« Sans doute, me répondit-il, des tonnerres et des éclairs ; c'est là, peut-être, ce qui a fait que Busqueros s'est trompé de maison. »
« Ah ! m'écriai-je, pauvre seigneur don Lope ! il n'en faut pas douter, la maison où vous êtes monté, était celle du chevalier de Tolède. Nous y attendions
l'ame du chevalier d'Aguilar, qui venait d'être tué en duel. Quand vous avez frappé contre le volet, nous vous avons pris pour un habitant de l'autre monde ; et voilà pourquoi nous vous avons demandé des nouvelles du purgatoire. »
Source : Gallica

Jan Potocki Avadoro, histoire espagnole. Tome 3-4 (1813)

Busqueros m'abordant avec son aisance accoutumée, me dit : « Eh bien, seigneur don Lope, je crois que la belle Moro finira par attendrir votre bisaïeul Inigo Soarez, qui, après avoir couru les mers, a pris une part dans l'apalte du
Potosi.... Vous ne me répondez pas, seigneur don Lope..... Vous ne voulez pas me répondre ? A la bonne beure, puisque vous ne voulez pas parler, je vais prendre place sur ce banc, et je vous raconterai mon histoire. Vous y trouverez des traits qui pourront servir à votre instruction. » – J'étais résolu à tout souffrir jusqu'au coucher du soleil.
Source : Gallica

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